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Ma rencontre avec

Léon

« En arrivant à Drancy, j'ai vu un monsieur se suicider »

Léon Placek

Léon Placek né en 1933, est déporté à 10 ans avec sa mère et son frère Max, d’abord à Drancy puis à Bergen-Belsen. Il raconte l’antichambre de la mort à Drancy, où il assiste notamment au suicide d’un détenu sous ses yeux. À Bergen-Belsen, il découvre la faim permanente, la promiscuité et, dès la première nuit, tombe sur son premier cadavre dans le camp. Lors de la libération, alors que les Allemands abandonnent le train d’évacuation, il transporte sa mère épuisée jusqu’à un village. Elle meurt peu après. Il est ensuite rapatrié avec son frère à l’hôtel Lutetia, où il retrouve son père après cinq ans de séparation. Marqué durablement, il se tait pendant des décennies avant de reconstruire sa vie à Paris comme expert-comptable et de commencer à témoigner à l’approche de ses 90 ans.



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